09 54 25 57 56

 

Comprendre l’absentéisme, l’accidentologie et les maladies professionnelles

 
L’absentéisme au travail

L’absentéisme au travail

Cela peut paraître surprenant, mais il n’existe pas de définition officielle du taux d’absentéisme (TA) tout comme il n’existe pas de données nationales produites par les institutions statistiques de l’Etat sur le taux d’absentéisme en France. Ce qui ne simplifie pas la tâche quand on se demande comment lutter contre l'absentéisme au travail !

C’est une entreprise privée, Ayming, qui produit depuis plusieurs années maintenant des études d’absentéisme au travail (il s’agissait au départ de comparer les taux d’absentéisme du secteur privé avec l’absentéisme de la fonction publique, notamment territoriale). 

 

Une première approche consiste à réfléchir aux modalités de calcul du taux d’absentéisme, la manière la plus commune étant de diviser le nombre d’heures (ou de jours) d’absence par le nombre d’heures (ou de jours) théoriques travaillées. Notons qu’il est essentiel de garder les mêmes modalités de calcul au fil des ans de manière à pouvoir engager un travail d’analyse comparative.

 

Mais cette première étape fait surgir de nouvelles questions : que doit-on mettre dans les heures (ou les jours) d’absence : les arrêts maladies ? Tous les arrêts maladie ou uniquement ceux n’excédant pas une certaine durée ? Doit-on mettre les arrêts suite à accident de travail ? Les absences pour maladie professionnelle ? Les absences pour convenances personnelles ? Les heures de grève ? Les absences pour congés maternité / paternité ? Les absences injustifiées ? En fait, comme pour tout indicateur [renvoi vers la page relative aux indicateurs], le taux d’absentéisme de l’entreprise reflète ce qu’il inclut. Or, il est bien évident que si tout le monde souhaite que ce taux d’absentéisme soit le plus faible possible, il n’est d’aucune utilité de le diminuer artificiellement en excluant du calcul certaines causes d’absentéisme.

ETHOS EXPERTISE, cabinet de conseil en prévention des risques professionnels, vous aide à bâtir un suivi efficace de votre taux d’absentéisme en fonction de vos objectifs et/ou des problématiques que vous souhaitez traiter. 

 

L’absentéisme comme révélateur du fonctionnement de l’entreprise

Si l’on en croit les données disponibles, le taux d’absentéisme moyen des entreprises oscille entre 3,5% et 4,5% et les institutions spécialisées dans l’analyse des conditions de travail considèrent qu’un taux d’absentéisme dépassant 7 ou 8% doit devenir un objet de préoccupations (voir sur ce point les données produites par l’ANACT ou l’INRS).

 

L’analyse de l’absentéisme au travail est utile pour repérer et mieux comprendre d’éventuels dysfonctionnements (les causes de l’absentéisme), mais également pour éviter que l’absentéisme ne génère de nouveaux problèmes (les conséquences de l’absentéisme) : difficultés ou impossibilité de remplacer dans les meilleurs délais les absents ; impacts sur la régulation de la charge de travail ; efforts de formation des remplaçants par des salariés organiques ; nécessité de gérer les urgences en mode dégradé ; dégradation du fonctionnement des collectifs de travail ; etc. Au final, on constate très souvent que l’absentéisme appelle l’absentéisme par une dégradation des conditions de travail.

 

Dans ce cadre, la définition que propose le réseau Anact-Aract de l’absentéisme est intéressante car elle constitue une invitation à agir : « l’absentéisme caractérise toute absence qui aurait pu être évitée par une prévention suffisamment précoce des facteurs de dégradations des conditions de travail entendus au sens large : les ambiances physiques, mais aussi l’organisation du travail, la qualité de la relation de l’emploi, la conciliation des temps professionnels et privé, etc. ». ETHOS EXPERTISE, cabinet de conseil en prévention des RPS, vous aide à mener une analyse méthodique pour établir un tableau de bord de votre taux d’absentéisme et vous accompagne pour trouver des solutions permettant d’améliorer la situation.

 

Une solution : la réalisation d’un diagnostic organisationnel

Le recueil et l’analyse des données statistiques constituent une première étape nécessaire mais non suffisante. Si l’on constate un taux d’absentéisme élevé dans un service, un métier, une catégorie d’âge, etc. reste à en comprendre, pour pouvoir agir, les raisons.

 

Seule une analyse qualitative centrée sur le travail peut permettre de trouver des solutions efficaces. Cela suppose d’interroger les conditions matérielles de travail (la configuration et l’état des locaux ; les contraintes physiques du poste de travail comme celles liées au port de charge, au bruit, à la température, aux postures contraignantes, aux déplacements, etc.), mais également tout ce qui touche à l’organisation du travail et qui a une incidence sur l’engagement des salariés (exigences du travail ; charge de travail ; horaires de travail ; fonctionnement des collectifs de travail ; rapport avec la hiérarchie ; possibilité de concilier la vie professionnelle et personnelle, etc.). 

 

Ces éléments de compréhension doivent ensuite être rapprochés des caractéristiques de la population des salariés pour essayer d’identifier des formes d’usure professionnelle ou de démobilisation au périmètre de l’entreprise.

Ce sont les objectifs que nous menons dans le cadre d'un diagnostic socio organisationnel

 

 

Notre expérience d’analyse dans des contextes variés nous permet de vous proposer un audit social avec une méthodologie adaptée à la spécificité du contexte de votre entreprise et des objectifs que vous poursuivez.