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Evaluation et prévention des risques psychosociaux

 
La santé au travail : un processus sur lequel il est possible d’agir

La santé au travail : un processus sur lequel il est possible d’agir

Il n’existe pas de réponse simple à la question des effets du travail sur la santé d’un individu, notamment psychique, parce qu’il n’existe pas de définition reconnue et partagée par tous de ce qu’est la santé. La définition proposée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité » – est souvent citée car elle permet de rompre avec une définition de la santé comme absence de pathologie (le Pr. Leriche disait « la santé c’est la vie dans le silence des organes »).  

 

Pour autant, cette définition institutionnelle de la santé reste perfectible car elle appréhende la santé comme un état. Or il est plus juste de percevoir la santé comme un processus, comme une situation en permanente évolution en fonction de nombreux éléments. La santé n’est jamais figée une fois pour toute. Il s’agit d’un équilibre, toujours précaire, qui oscille entre « mieux-être » et « mal-être » et qui est intimement lié au rapport que l’individu entretient avec son environnement.

 

S’il est primordial d’appréhender la santé comme un processus, et non comme un état, c’est que cela offre des perspectives en termes d’actions. Les résultats d’une enquête sociologique sur le rapport au travail (voir BAUDELOT C., GOLLAC M. Travailler pour être heureux ? Le bonheur et le travail en France, Paris, Fayard 2003) mettent en relief l’importance de la temporalité dans les liens existants entre travail et bien-être. Les auteurs montrent ainsi que le rapport au travail des individus peut être appréhendé comme un continuum entre deux pôles : celui du bonheur, de l’investissement, de la construction de sa santé ; celui du malheur, de la démobilisation, de la souffrance individuelle. 

 

Selon les périodes de leur parcours professionnel, selon leur trajectoire personnelle, le poste occupé dans l’entreprise, selon les évolutions de l’organisation du travail, etc., l’état de santé du salarié pourra osciller entre ces deux pôles. « Que le travail s’intensifie, que la reconnaissance diminue, que la confiance fasse défaut, et un travailleur heureux commence à souffrir. Il passe du carré du bonheur et de l’investissement à celui de la souffrance et du malheur individuel » (C. BAUDELOT, M. GOLLAC, ibid., pp.229-230). 

Puisque rien n’est jamais figé en matière de santé au travail, la mise en place une politique d’évaluation et de prévention des RPS est indispensable :  

 

  • Pour comprendre et maintenir une organisation du travail dans laquelle les salariés peuvent construire leur santé ;

  • Ou, à l’inverse, pour analyser les facteurs organisationnels de risques et éviter que des salariés se retrouvent en situation de souffrance.

 

 

ETHOS EXPERTISE vous propose des formations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail pour être en mesure d’agir sur les facteurs pouvant fragiliser l’état de santé des salariés ou au contraire leur permettre de construire leur santé au travail.  

 

Les RPS doivent être évalués, comme n’importe quels autres risques professionnels

La problématique des RPS s’inscrit dans les principes généraux de prévention prévus par le code du travail. Le législateur attend de l’entreprise le déploiement d’une politique de prévention des risques psychosociaux similaire à celle des risques classiques (électrique, chimique, explosif, etc.) : exigence de protection et de résultat (obligation de sécurité de résultat), hiérarchie des mesures de prévention (priorité de la prévention primaire), évaluation des risques, tendance à l’amélioration continue.

 

L’entreprise doit ainsi évaluer les risques psychosociaux dans le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP) comme tous les autres risques professionnels. Pour ce faire, différents outils peuvent être mobilisés, notamment celui développé par l’INRS (Evaluer les Risques Psychosociaux : l’outil RPS-DU, ED 6140, 2013) en lien avec les résultats du rapport du collège d’expertise sur les RPS (GOLLAC M. BAUDIER M. coord., Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les maîtriser, Rapport du Collège d'Expertise sur le suivi des risques psychosociaux au travail, 2011).

 

ETHOS EXPERTISE vous accompagne pour réaliser des enquêtes quantitatives et qualitatives d’évaluation du risque psychosocial, notamment dans le cadre d’une mise à jour du DUERP.

 

Des situations de souffrance individuelles à la gestion des situations de conflits ou de ruptures dans les collectifs de travail

Lorsque les facteurs d’exposition des salariés aux RPS ne sont pas pris au sérieux, outre les situations de souffrance individuelle (syndrome de la « boule au ventre, impact sur la vie personnelle, état d’épuisement et/ou de débordement, malaise sur le lieu de travail, accident du travail, etc.) qui peuvent finir par s’installer, des situations de conflits interpersonnels et des ruptures dans le fonctionnement des collectifs de travail peuvent survenir : salariés qui n’arrivent plus à travailler ensemble, phénomènes de démobilisation, opposition entre des « clans », etc.

 

Dans ce genre de situation, seule une analyse fine des facteurs de risques à l’origine de ces situations peut permettre de dégager des leviers d’actions durables. 

 

ETHOS EXPERTISE réalise régulièrement des diagnostics risques psychosociaux dans des secteurs et des métiers variés. Nous pouvons vous aider à analyser les facteurs à l’origine des situations de souffrance individuelle et de conflits dans un service ou dans un collectif de travail et vous proposer des pistes de prévention pour améliorer la situation.

 

Réduire l’absentéisme en prenant au sérieux les plaintes des salariés

Alors que les entreprises sont souvent sensibles aux accidents bénins, aux premiers soins, elles peuvent aussi rencontrer de nombreuses difficultés pour traiter les plaintes des salariés, en renvoyant leur mal-être ou leur état de souffrance ayant potentiellement un lien avec le travail à des problématiques personnelles.

 

ETHOS EXPERTISE vous propose de partir du postulat inverse : et si les plaintes de ces salariés constituaient un excellent moyen d’anticiper au plus tôt une éventuelle dégradation importante et collective des conditions de travail ? Si seuls quelques salariés se plaignent et expriment des formes de souffrance, peut-être qu’ils sont plus nombreux à être exposés et à « prendre sur eux » pour le moment… jusqu’à ce qu’ils s’effondrent à leur tour.

 

En prenant au sérieux et en charge, le plus tôt possible, ces plaintes individuelles, il devient possible de trouver des leviers de prévention primaire pour éviter une dégradation de la santé physique et mentale des salariés, des ruptures dans les collectifs de travail, une augmentation du taux d’absentéisme, des accidents du travail, des TMS, etc.