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Prévenir les risques professionnels liés au travail en horaires atypiques

 

Les formes d’organisation du travail ne cessent d’évoluer et les salariés soumis à des horaires de travail dits atypiques (travail en horaires décalés ou postés avec des rythmes cycliques ou irréguliers ; travail de nuit ; travail le WE ; amplitude importante des horaires de travail ; etc.) sont en constante augmentation, ce qui tend à banaliser ce phénomène. Les métiers concernés par cette problématique sont nombreux : opérateurs et techniciens des industries de process ; ouvriers du BTP ; personnels soignants / hospitaliers ; policiers ; personnels de l’hôtellerie et de la restauration ; personnels des compagnies de transport routier, ferroviaire ou aérien, etc. 

 

Or, le travail en horaires atypiques impose de nombreuses contraintes, la désynchronisation des rythmes biologiques, sociaux et familiaux étant la plus visible, et peut engendrer divers impacts sur la santé des salariés, désormais relativement bien documentés notamment pour les troubles à court terme (troubles du sommeil, gastro-intestinaux ou psychiques ; maladies cardiovasculaires ; augmentation du risque cancéreux, comme le cancer du sein chez les femmes travaillant de nuit ; risques pour la grossesse ; etc.). De même, le travail en horaires atypiques comporte des risques particuliers en matière de sécurité du fait des baisses d’attention (rythmes circadiens de vigilance) qui augmentent les risques d’accident.

 

En effet, l’être humain est un être rythmique : la plupart des grandes fonctions biologiques, les sécrétions hormonales mais aussi les fonctions cognitives s’inscrivent dans un rythme circadien.

 

ETHOS EXPERTISE vous propose des formations pour comprendre et savoir identifier ces risques professionnels spécifiques engendrés par les horaires de travail postés, de nuit ou atypiques.

 

Organiser le travail en horaires atypiques pour prévenir les risques

Dans une optique de prévention primaire des risques professionnels, la première question à se poser est celle de la nécessité de mettre en place des horaires atypiques. Hormis les situations contraintes par des nécessités techniques (industries à process continu) ou par des obligations de continuité de service liée à leurs utilités sociales (soins, sécurité, etc.), la meilleure des solutions reste de limiter autant que possible le travail en horaires atypiques. D’ailleurs, le code du travail rend le travail de nuit exceptionnel.

 

Si la mise en place d’un travail en horaires atypiques s’avère indispensable, en amont du déploiement d’une telle organisation, il faut alors prendre en compte différents facteurs pour en limiter, autant que possible, les conséquences néfastes. Pour cela il faut prendre en compte les exigences des activités de travail concernées (contraintes physiques et psychologiques ; degré de vigilance nécessaire ; environnement physique de travail ; etc.) mais aussi les conditions de réalisation de l’activité (travail en équipe ou travailleur isolé ; travail en urgence ou planifié ; risques liés à l’activité ; etc.) pour limiter autant que possible les conséquences du travail en horaires atypiques. Cette démarche doit se faire de manière concertée avec les salariés.

ETHOS EXPERTISE vous accompagne pour identifier les risques liés aux horaires atypiques en intégrant les particularités de l’activité. 

 

Par ailleurs, lorsqu’une organisation du travail avec des horaires atypiques est en place, il est important d’en évaluer régulièrement les risques et les conséquences potentielles pour la santé des salariés : outre les visites médicales renforcées, une analyse fine du taux d’absentéisme [renvoi à la page sur taux d’absentéisme], mais aussi de l’accidentologie (taux de fréquence et taux de gravité) doit être réalisée. De même, il convient d’informer et de sensibiliser régulièrement les salariés sur les conséquences de ces horaires atypiques et sur la nécessité de conserver une hygiène de vie tant au niveau du sommeil que de l’alimentation.

 

Des solutions organisationnelles existent pour réduire les impacts sur la santé

Plusieurs leviers peuvent être actionnés pour limiter les conséquences des horaires de travail atypiques sur la santé des salariés. Cela peut passer, par exemple, par la mise en place de temps de récupération dans les périodes où la vigilance est la plus faible (encourager les pauses, voire les micro-siestes, sur le lieu de travail). Il est également essentiel d’alléger autant que possible la charge de travail ou la pénibilité lors de certaines périodes de travail (la nuit ou après une longue amplitude de travail).

Des réflexions peuvent également être menées pour favoriser les prises de repas les plus proches des horaires normaux.

Pour les salariés travaillant en quart (2X8 discontinu ou non ; 3X8 ; 5X8 ; etc.), une réflexion peut être menée sous différents angles : détermination d’un taux de recouvrement (ou taux de réserve ou taux de couverture) suffisant, non seulement pour faire face à toutes les formes d’absentéisme, mais encore pour bénéficier ponctuellement d’équipes en effectif supérieur à l’effectif minimum requis de manière à assurer les formations en doublon, les échanges de bonnes pratiques, d’assurer le travail de fond, etc. De même, il est parfois utile de mener une réflexion sur les cycles de rotation, qu’il s’agisse des heures de début et de fin de prise de quart (5/13/21 ou 6/14/22, etc.), du sens et du rythme des rotations (2 matin, 2 après-midi, 2 nuits, 4 repos par exemples ; rotation qui limite autant que possible le nombre de quarts travaillés la nuit ou les WE). De même, le fait que des salariés travaillent en horaires postés dans une entreprise doit s’accompagner d’une réflexion sur les possibilités d’un retour au travail à la journée (dépostage).